GSP281
Présentation
SQL (Structured Query Language) est un langage standard de manipulation des
données permettant d'interroger des ensembles structurés pour en retirer des
insights exploitables. Fréquemment utilisé pour gérer des bases de données, ce
langage vous permet par exemple de saisir des enregistrements de transactions
dans des bases de données relationnelles et d'analyser des pétaoctets de
données.
Cet atelier se divise en deux parties. La première présente les principaux
mots clés utilisés dans les requêtes SQL ; à titre d'exemple, vous exécuterez
des requêtes dans BigQuery sur un ensemble de données public portant sur le
système de vélos en libre-service à Londres.
La seconde vous montre comment exporter des sous-ensembles de cet ensemble de
données dans des fichiers CSV pour les importer ensuite dans Cloud SQL. Puis,
vous apprendrez à créer et gérer des bases de données et des tables à l'aide
de Cloud SQL. À la fin de l'atelier, vous vous entraînerez à utiliser d'autres
mots clés SQL pour manipuler et modifier des données.
Points abordés
Dans cet atelier, vous allez apprendre à :
- lire des données dans BigQuery ;
-
exécuter des requêtes simples dans BigQuery pour parcourir les données ;
-
exporter un sous-ensemble de données sous forme de fichier CSV et stocker ce
fichier dans un nouveau bucket Cloud Storage ;
-
créer une instance Cloud SQL et charger le fichier CSV exporté en tant que
nouvelle table.
Prérequis
Très important : Avant de commencer cet atelier,
déconnectez-vous de votre compte Gmail personnel ou professionnel.
Cet atelier s'adresse aux débutants. Il ne nécessite aucune
connaissance particulière du langage SQL. Une connaissance préalable de
Cloud Storage et de Cloud Shell est recommandée, mais pas indispensable. Dans
cet atelier, vous apprendrez les principes de base permettant d'interpréter et
de rédiger des requêtes SQL. Vous mettrez ensuite en pratique vos
connaissances dans BigQuery et Cloud SQL.
Avant de commencer cet atelier, évaluez vos compétences en programmation SQL.
Les ateliers suivants, plus complexes, vous permettront d'appliquer votre
savoir à des cas d'utilisation plus avancés :
Lorsque vous êtes prêt, faites défiler la page vers le bas pour passer à la
configuration de l'atelier.
Préparation
Avant de cliquer sur le bouton "Démarrer l'atelier"
Lisez ces instructions. Les ateliers sont minutés, et vous ne pouvez pas les mettre en pause. Le minuteur, qui démarre lorsque vous cliquez sur Démarrer l'atelier, indique combien de temps les ressources Google Cloud resteront accessibles.
Cet atelier pratique vous permet de suivre les activités dans un véritable environnement cloud, et non dans un environnement de simulation ou de démonstration. Des identifiants temporaires vous sont fournis pour vous permettre de vous connecter à Google Cloud le temps de l'atelier.
Pour réaliser cet atelier :
- Vous devez avoir accès à un navigateur Internet standard (nous vous recommandons d'utiliser Chrome).
Remarque : Ouvrez une fenêtre de navigateur en mode incognito (recommandé) ou de navigation privée pour effectuer cet atelier. Vous éviterez ainsi les conflits entre votre compte personnel et le compte temporaire de participant, qui pourraient entraîner des frais supplémentaires facturés sur votre compte personnel.
- Vous disposez d'un temps limité. N'oubliez pas qu'une fois l'atelier commencé, vous ne pouvez pas le mettre en pause.
Remarque : Utilisez uniquement le compte de participant pour cet atelier. Si vous utilisez un autre compte Google Cloud, des frais peuvent être facturés à ce compte.
Démarrer l'atelier et se connecter à la console Google Cloud
-
Cliquez sur le bouton Démarrer l'atelier. Si l'atelier est payant, une boîte de dialogue s'affiche pour vous permettre de sélectionner un mode de paiement.
Sur la droite, vous trouverez le panneau Préparation et accès à l'atelier, qui contient les éléments suivants :
- Le bouton Ouvrir la console Google Cloud
- Les identifiants temporaires (nom d'utilisateur et mot de passe) que vous devez utiliser pour cet atelier
- Des informations complémentaires vous permettant d'effectuer l'atelier, si nécessaire
Notez que le minuteur de l'atelier se trouve en haut de la page et indique le temps restant.
-
Cliquez sur Ouvrir la console Google Cloud (ou effectuez un clic droit et sélectionnez Ouvrir le lien dans une fenêtre en navigation privée si vous utilisez Chrome).
L'atelier lance les ressources, puis ouvre la page "Se connecter" dans un nouvel onglet.
Conseil : Réorganisez les onglets dans des fenêtres distinctes, placées côte à côte.
Remarque : Si la boîte de dialogue Sélectionner un compte s'affiche, cliquez sur Utiliser un autre compte.
-
Si nécessaire, copiez le nom d'utilisateur ci-dessous et collez-le dans la boîte de dialogue Se connecter.
{{{user_0.username | "Username"}}}
Vous trouverez également le nom d'utilisateur dans le panneau Préparation et accès à l'atelier.
-
Cliquez sur Suivant.
-
Copiez le mot de passe ci-dessous et collez-le dans la boîte de dialogue Bienvenue.
{{{user_0.password | "Password"}}}
Vous trouverez également le mot de passe dans le panneau Préparation et accès à l'atelier.
-
Cliquez sur Suivant.
Important : Vous devez utiliser les identifiants fournis pour l'atelier. N'utilisez pas les identifiants de votre compte Google Cloud.
Remarque : Si vous utilisez votre propre compte Google Cloud pour cet atelier, des frais supplémentaires pourront vous être facturés.
-
Accédez aux pages suivantes :
- Acceptez les conditions d'utilisation.
- N'ajoutez pas d'options de récupération ni d'authentification à deux facteurs (ce compte est temporaire).
- Ne vous inscrivez pas à des essais sans frais.
Après quelques instants, la console Cloud s'ouvre dans cet onglet.
Remarque : Pour accéder aux produits et services Google Cloud, cliquez sur le menu de navigation ou saisissez le nom du service ou du produit dans le champ Recherche.
Tâche 1 : Passer en revue les bases de SQL
Bases de données et tables
Comme expliqué précédemment, SQL vous permet d'extraire des informations
provenant d'ensembles de données structurés. Ces ensembles suivent des règles
et une mise en forme spécifiques, et sont très souvent composés de tables
(données organisées en lignes et en colonnes).
Les fichiers image constituent un exemple de données non structurées.
Les données non structurées ne peuvent ni être utilisées avec SQL, ni être
stockées dans des ensembles de données ou tables BigQuery, du moins pas de
manière native. Pour travailler sur des données d'images (par exemple), vous
pouvez utiliser un service tel que
Cloud Vision, qui
propose aussi une
API pour un accès
direct.
Voici un exemple d'ensemble de données structuré, ici un simple tableau :
|
Utilisateur
|
Prix
|
Expédié
|
Sean |
35 $ |
Oui |
Rocky |
50 $ |
Non |
Si vous avez déjà utilisé Google Sheets, la présentation du tableau ci-dessus
doit vous paraître familière. Il comprend des colonnes "Utilisateur", "Prix"
et "Expédié", et deux lignes avec des valeurs dans ces colonnes.
Une base de données se compose essentiellement
d'une ou de plusieurs tables. SQL est un outil de gestion de bases de
données structurées. Toutefois, dans de nombreux cas (par exemple, dans cet
atelier), les requêtes ne sont pas exécutées sur des bases de données
complètes, mais sur une table ou un petit nombre de tables jointes.
SELECT et FROM
La syntaxe de SQL est phonétique par nature. Commencez toujours par formuler
la question à laquelle vous souhaitez répondre avant d'interroger les données
à l'aide d'une requête, sauf si vous explorez sans but précis.
SQL dispose de mots clés anglais prédéfinis permettant de traduire
votre question en code SQL, afin que le moteur de base de données vous
communique la réponse.
Les premiers mots clés à connaître sont SELECT et
FROM :
-
SELECT permet de spécifier les champs que vous souhaitez
extraire de l'ensemble de données.
-
FROM permet de spécifier la ou les tables contenant les données
à extraire.
Voici un exemple pour illustrer ce propos. Imaginez que vous disposez de la
table suivante, appelée example_table, qui contient les colonnes
USER (Utilisateur), PRICE (Prix) et SHIPPED (Expédié) :

À présent, supposons que vous souhaitiez extraire uniquement les données de la
colonne USER (Utilisateur). Pour ce faire, exécutez la requête suivante, qui
utilise SELECT et FROM :
SELECT USER FROM example_table
L'exécution de la commande ci-dessus sélectionne tous les noms de la colonne
USER (Utilisateur) figurant dans la table
example_table.
Vous pouvez aussi sélectionner plusieurs colonnes avec le mot clé SQL
SELECT. Supposons que vous souhaitiez extraire les données
situées dans les colonnes USER (Utilisateur) et SHIPPED (Expédié). Pour ce
faire, ajoutez une valeur de colonne à la précédente requête
SELECT (séparez-la de l'autre valeur avec une virgule) :
SELECT USER, SHIPPED FROM example_table
L'exécution de cette requête récupère les données
USER (Utilisateur) et SHIPPED (Expédié) de la
mémoire :

Vous venez d'apprendre à utiliser deux des principaux mots clés SQL. Voyons à
présent une syntaxe un peu plus avancée.
WHERE
Le mot clé WHERE est une autre commande SQL qui permet de filtrer
les tables pour en extraire des valeurs de colonnes spécifiques. Supposons que
vous souhaitiez extraire de la table example_table les noms des
utilisateurs dont les colis ont été expédiés. Il suffit pour cela d'ajouter
une commande WHERE à la requête, comme suit :
SELECT USER FROM example_table WHERE SHIPPED='YES'
Exécuter cette requête renvoie tous les utilisateurs (données USER) de la
mémoire dont les colis ont été expédiés (données SHIPPED) :

Maintenant que vous savez comment utiliser les principaux mots clés SQL, vous
allez appliquer ce que vous avez appris en exécutant ces types de requêtes
dans la console BigQuery.
Tester vos connaissances
Les questions à choix multiples suivantes vous permettront de mieux maîtriser
les concepts abordés jusque-là. Répondez-y du mieux que vous le pouvez.
Tâche 2 : Explorer la console BigQuery
Le paradigme BigQuery
BigQuery est un entrepôt de
données entièrement géré à l'échelle du pétaoctet, qui s'exécute sur
Google Cloud. Grâce à lui, les analystes de données et les data scientists
peuvent interroger et filtrer rapidement des ensembles de données volumineux,
regrouper les résultats et effectuer des opérations complexes, sans avoir à
configurer ou à gérer des serveurs. BigQuery se présente sous la forme d'un
outil de ligne de commande (préinstallé dans Cloud Shell) ou d'une console
Web, et permet de gérer et d'interroger facilement les données contenues dans
des projets Google Cloud.
Dans cet atelier, vous allez exécuter des requêtes SQL à l'aide de la console
Web.
Ouvrir la console BigQuery
- Dans la console Google Cloud, sélectionnez le menu de navigation > BigQuery.
Le message Bienvenue sur BigQuery dans Cloud Console s'affiche. Il contient un lien vers le guide de démarrage rapide et les notes de version.
- Cliquez sur OK.
La console BigQuery s'ouvre.
Prenez quelques instants pour passer en revue les principales fonctionnalités
de l'interface utilisateur. L'éditeur de requête se trouve dans la partie
droite de la console. C'est dans cet éditeur que vous saisissez et exécutez
des commandes SQL semblables aux exemples décrits plus haut. En dessous se
trouve la section "Historique des requêtes", qui répertorie les requêtes
précédemment exécutées.
Le volet gauche de la console correspond au
menu de navigation. En plus des onglets d'historique des
requêtes, de requêtes enregistrées et d'historique des jobs, vous trouverez
l'onglet Explorateur.
Dans l'onglet Explorateur, le niveau de ressources le plus élevé
contient les projets Google Cloud, semblables aux projets temporaires auxquels
vous vous connectez et que vous utilisez dans les ateliers Google Skills.
Comme vous pouvez le constater dans la console et sur la dernière capture
d'écran, l'onglet "Explorateur" contient uniquement votre projet. Si vous
cliquez sur la flèche située à côté du nom du projet, rien ne s'affiche.
En effet, votre projet ne contient aucun ensemble de données ni aucune table
que vous pourriez interroger. Comme indiqué précédemment, les ensembles de
données contiennent des tables. Lorsque vous ajoutez des données à votre
projet, souvenez-vous que dans BigQuery,
les projets contiennent des ensembles de données comprenant eux-mêmes des
tables. Maintenant que vous avez compris le paradigme projet > ensemble de
données > table, ainsi que les subtilités de la console, vous pouvez charger
des données à interroger.
Importer des données à interroger
Dans cette section, vous allez importer des données publiques afin de vous
entraîner à exécuter des commandes SQL dans BigQuery.
-
Dans BigQuery, cliquez sur l'icône Explorateur (la première
de la barre de menu supérieure de BigQuery), puis sur
+ Ajouter des données.
-
Cliquez sur
Ajouter un projet aux favoris en saisissant son nom.
-
Saisissez le nom du projet : bigquery-public-data
-
Cliquez sur Ajouter aux favoris.
-
Cliquez sur la flèche de retour à côté de
Ajouter des données pour revenir au volet
Explorateur.
Il est important de noter que vous travaillez encore sur le projet de
l'atelier dans ce nouvel onglet. Vous avez simplement importé dans BigQuery un
projet accessible publiquement contenant des ensembles de données et des
tables afin de l'analyser. Vous n'avez pas basculé vers ce projet.
L'ensemble de vos jobs et services sont encore liés à votre compte
Google Skills.
-
Dans le volet Explorateur, cliquez sur le nom du projet
bigquery-public-data.
-
Cliquez sur Ensembles de données.
Vous avez accès à de nombreux ensembles de données dans le projet
bigquery-public-data, y compris
london_bicycles.
-
En bas à droite du volet Ensembles de données, cliquez sur
la flèche vers l'avant pour parcourir les noms des ensembles de données.
Cliquez ensuite sur l'ensemble de données london_bicycles.
L'ensemble de données london_bicycles contient deux tables :
- cycle_hire
- cycle_stations
-
Cliquez sur la table cycle_hire, puis sur l'onglet
Aperçu pour afficher un aperçu des colonnes et des valeurs
de données.
La page qui s'affiche doit ressembler à celle-ci :
Inspectez les colonnes et les valeurs insérées dans les lignes. Vous êtes prêt
à exécuter des requêtes SQL sur la table cycle_hire.
Utiliser SELECT, FROM et WHERE dans BigQuery
Vous maîtrisez désormais les fondamentaux de l'utilisation des mots clés de
requête SQL et du paradigme de données BigQuery, et vous disposez de données à
analyser. Vous pouvez donc exécuter des commandes SQL à l'aide de ce service.
En regardant en bas à droite de la console, vous remarquerez que la table
contient 83 434 866 lignes de données, correspondant au
nombre (conséquent !) de trajets effectués à vélo en libre-service à Londres
entre 2015 et 2017.
Notez le nom de la clé de la neuvième colonne, end_station_name.
Elle spécifie à quelle station les vélos empruntés sont rendus. Avant de
passer à des requêtes plus avancées, exécutez une requête simple afin d'isoler
la colonne end_station_name.
-
Dans l'onglet Requête sans titre, copiez et collez la
requête suivante :
SELECT end_station_name FROM
`bigquery-public-data.london_bicycles.cycle_hire`;
- Ensuite, cliquez sur Exécuter.
Environ 20 secondes plus tard, la requête doit afficher 83 434 866 lignes
contenant uniquement la colonne end_station_name, la seule sur
laquelle elle portait.
Déterminez à présent le nombre de trajets à vélo ayant duré 20 minutes ou
plus.
-
Effacez la précédente requête de l'éditeur, puis exécutez la requête
suivante qui utilise le mot clé
WHERE :
SELECT * FROM `bigquery-public-data.london_bicycles.cycle_hire` WHERE
duration>=1200;
Exécuter cette requête peut prendre environ une minute.
La requête SELECT * renvoie toutes les valeurs de colonne de la
table. La durée est mesurée en secondes. C'est pourquoi vous avez utilisé la
valeur 1 200 (60 x 20).
En regardant en bas à droite, vous constaterez que la requête a renvoyé
26 441 016 lignes. Si l'on compare ce nombre au total de
trajets à vélo (26 441 016 ÷ 83 434 866), cela signifie qu'environ 30 % des
trajets à vélo en libre-service à Londres ont duré au moins 20 minutes. Les
utilisateurs effectuent donc de longs trajets.
Tester vos connaissances
Les questions à choix multiples suivantes vous permettront de mieux maîtriser
les concepts abordés jusque-là. Répondez-y du mieux que vous le pouvez.
Tâche 3 : Utiliser d'autres mots clés SQL : GROUP BY, COUNT, AS et ORDER BY
GROUP BY
Le mot clé GROUP BY permet de regrouper les lignes présentant un
ensemble de résultats qui partagent des critères communs, comme une valeur de
colonne, et d'afficher toutes les entrées uniques déterminées en fonction de
ces critères.
Ce mot clé s'utilise souvent pour regrouper par catégorie les informations
contenues dans les tables.
-
Pour mieux comprendre la fonction de ce mot clé, effacez la précédente
requête de l'éditeur, puis copiez et collez la commande suivante :
SELECT start_station_name FROM
`bigquery-public-data.london_bicycles.cycle_hire` GROUP BY start_station_name;
- Cliquez sur Exécuter.
Les résultats se présentent sous la forme d'une liste de valeurs de colonnes
uniques (valeurs non dupliquées).
Sans le mot clé GROUP BY, la requête aurait renvoyé la totalité
des 83 434 866 lignes. GROUP BY affiche les
valeurs uniques des colonnes de la table. Vous pouvez le constater vous-même
en regardant en bas à droite de la console. 954 lignes
s'affichent, ce qui signifie qu'il existe 954 stations de retrait de vélos en
libre-service à Londres.
COUNT
La fonction COUNT() affiche le nombre de lignes qui partagent les
mêmes critères, tels que des valeurs de colonnes. Elle peut être très utile
lorsqu'elle est associée au mot clé GROUP BY.
Ajoutez la fonction COUNT à la requête précédente afin de
déterminer le nombre de vélos empruntés dans chaque station de retrait.
-
Effacez la précédente requête de l'éditeur, copiez et collez la commande
suivante, puis cliquez sur Exécuter :
SELECT start_station_name, COUNT(*) FROM
`bigquery-public-data.london_bicycles.cycle_hire` GROUP BY start_station_name;
Le résultat indique le nombre de vélos en libre-service empruntés dans chaque
station de retrait.
AS
Les requêtes SQL peuvent également inclure un mot clé AS, qui
crée un alias pour une table ou une colonne. L'alias spécifié par
AS est un nouveau nom attribué à la colonne ou à la table
renvoyée.
-
Ajoutez le mot clé
AS à la dernière requête exécutée pour
observer son fonctionnement. Effacez la précédente requête de l'éditeur,
puis copiez et collez la commande suivante :
SELECT start_station_name, COUNT(*) AS num_starts FROM
`bigquery-public-data.london_bicycles.cycle_hire` GROUP BY start_station_name;
- Cliquez sur Exécuter.
Dans l'onglet "Résultats", la colonne de droite COUNT(*) porte
maintenant le nom num_starts.
Comme vous pouvez le voir, la colonne COUNT(*) de la table
renvoyée porte maintenant l'alias num_starts. Ce mot clé est
utile, en particulier si vous gérez des ensembles de données importants. En
effet, il n'est pas rare d'oublier à quoi correspond un nom de colonne ou de
table ambigu.
ORDER BY
Le mot clé ORDER BY trie les données affichées par une requête
par ordre croissant ou décroissant, en fonction d'un critère ou d'une valeur
de colonne donnée. Ajoutez ce mot clé à la précédente requête pour effectuer
les opérations suivantes :
-
Afficher une table contenant le nombre de vélos en libre-service empruntés
dans chaque station de retrait, en triant ces stations par ordre
alphabétique
-
Afficher une table contenant le nombre de vélos en libre-service empruntés
dans chaque station de retrait, en triant les résultats par ordre croissant
-
Afficher une table contenant le nombre de vélos en libre-service empruntés
dans chaque station de retrait, en triant les résultats par ordre
décroissant
Chacune des commandes ci-après est une requête distincte. Pour chaque
commande :
- Effacez le contenu de l'éditeur de requête.
-
Copiez et collez la commande dans l'éditeur de requête.
- Cliquez sur Exécuter. Parcourez les résultats.
SELECT start_station_name, COUNT(*) AS num FROM
`bigquery-public-data.london_bicycles.cycle_hire` GROUP BY start_station_name
ORDER BY start_station_name;
SELECT start_station_name, COUNT(*) AS num FROM
`bigquery-public-data.london_bicycles.cycle_hire` GROUP BY start_station_name
ORDER BY num;
SELECT start_station_name, COUNT(*) AS num FROM
`bigquery-public-data.london_bicycles.cycle_hire` GROUP BY start_station_name
ORDER BY num DESC;
Le résultat de la dernière requête liste les stations de retrait par nombre de
retraits effectués dans la station.
Vous pouvez constater que la station "Hyde Park Corner, Hyde Park" a
enregistré le plus grand nombre de retraits. Toutefois, en comparant ce nombre
au total de retraits de vélos (671 688 ÷ 83 434 866), vous pouvez voir que
moins de 1 % des retraits sont effectués dans cette station.
Tester vos connaissances
Les questions à choix multiples suivantes vous permettront de mieux maîtriser
les concepts abordés jusque-là. Répondez-y du mieux que vous le pouvez.
Tâche 4 : Exporter des données BigQuery vers des fichiers CSV
Exporter des requêtes en tant que fichiers CSV
Cloud SQL est un service de base
de données entièrement géré qui facilite la configuration, la maintenance, la
gestion et l'administration de vos bases de données relationnelles PostgreSQL
et MySQL dans le cloud. Deux formats de données sont compatibles avec
Cloud SQL : les fichiers de dump (.sql) et les fichiers CSV (.csv). Vous allez
apprendre à exporter des sous-ensembles de la table
cycle_hire sous forme de fichiers CSV et à les importer dans
Cloud Storage, qui sert ici d'emplacement intermédiaire.
Revenez à la console BigQuery. La dernière commande exécutée doit être la
suivante :
SELECT start_station_name, COUNT(*) AS num FROM
`bigquery-public-data.london_bicycles.cycle_hire` GROUP BY start_station_name
ORDER BY num DESC;
-
Dans la section "Résultats de la requête", cliquez sur
Enregistrer les résultats >
Téléchargement local > CSV. Enregistrez le
fichier sous le nom
start_station_name.csv.
Le téléchargement débute, et la requête est enregistrée sous la forme d'un
fichier CSV. Notez l'emplacement et le nom du fichier téléchargé. Vous en
aurez besoin prochainement.
-
Effacez le contenu de l'éditeur de requête, copiez-y la commande suivante,
puis exécutez-la :
SELECT end_station_name, COUNT(*) AS num FROM
`bigquery-public-data.london_bicycles.cycle_hire` GROUP BY end_station_name
ORDER BY num DESC;
Cette commande renvoie une table contenant le nombre de vélos restitués dans
chaque station de dépôt. Les résultats sont triés par ordre décroissant.
-
Dans la section "Résultats de la requête", cliquez sur
Enregistrer les résultats >
Téléchargement local > CSV. Enregistrez le
fichier sous le nom
end_station_name.csv.
Le téléchargement débute, et la requête est enregistrée sous la forme d'un
fichier CSV. Notez l'emplacement et le nom du fichier téléchargé. Vous en
aurez besoin dans la section suivante.
Créer un bucket Cloud Storage
-
Accédez à la console Cloud, où vous créerez un bucket de stockage dans
lequel vous pourrez importer les fichiers que vous venez de créer.
-
Dans le menu de navigation, sélectionnez
Cloud Storage > Buckets, puis cliquez
sur Créer un bucket.
Remarque : Si le message "Travail non enregistré" s'affiche,
cliquez sur QUITTER.
-
Saisissez un nom unique pour le bucket (par exemple, l'ID de votre
projet :
), puis, sans modifier les valeurs par défaut de tous les autres
paramètres, cliquez sur Créer.
-
Si vous y êtes invité, cliquez sur Confirmer dans la
boîte de dialogue L'accès public sera bloqué.
Tester la tâche terminée
Cliquez sur Vérifier ma progression ci-dessous pour vérifier
votre progression dans l'atelier. Si vous avez réussi à créer le bucket, vous
verrez une note d'évaluation s'afficher.
Créer un bucket Cloud Storage
Importer des fichiers CSV dans Cloud Storage
Vous devriez à présent vous trouver dans la console Google Cloud, où le bucket
Cloud Storage que vous venez de créer est affiché.
-
Cliquez sur Importer > Importer des fichiers, puis
sélectionnez le fichier CSV contenant les données de
start_station_name.
-
Cliquez ensuite sur Ouvrir.
-
Répétez cette opération pour les données end_station_name.
start_station_data.csv et
end_station_data.csv devraient maintenant figurer dans la liste
Objets sur la page
Informations sur le bucket.
Vous devrez peut-être actualiser la page pour voir les fichiers importés.
Tester la tâche terminée
Cliquez sur Vérifier ma progression pour valider la tâche
exécutée. Si vous avez réussi à importer des objets CSV dans votre bucket,
vous verrez une note s'afficher.
Importer des fichiers CSV dans Cloud Storage
Tâche 5 : Créer une instance Cloud SQL
-
Dans le menu de navigation (
), cliquez sur Cloud SQL.
-
Sur la page Instances, sous
Premiers pas dans l'onglet MySQL,
cliquez sur Créer une instance de développement.
-
Dans Choisir une édition Cloud SQL, sélectionnez
Enterprise.
-
Dans Préréglage d'édition, sélectionnez
Développement (4 vCPU, 16 Go de RAM, 100 Go de stockage,
zone unique).
Avertissement : Si vous choisissez un préréglage supérieur à
"Développement", votre projet sera signalé et votre atelier sera suspendu.
-
Comme Version de la base de données, sélectionnez
MySQL 8. Conservez la valeur par défaut dans le champ
Version mineure.
-
Dans le champ ID d'instance, saisissez
my-demo.
-
Dans le champ Mot de passe, saisissez
ChangeMe1!.
-
Pour Disponibilité zonale, sélectionnez
Plusieurs zones (disponibilité élevée).
-
Développez le menu déroulant Spécifier des zones, puis
sélectionnez
comme Zone principale. Conservez la valeur par défaut
dans le champ Zone secondaire.
-
Cliquez sur Créer une instance.
Remarque : La création de l'instance peut prendre quelques
minutes. Une fois l'opération terminée, une coche verte s'affiche à côté du
nom de l'instance sur la page des instances SQL.
Tester la tâche terminée
Pour vérifier votre progression dans cet atelier, cliquez sur
Vérifier ma progression ci-dessous. Si vous avez réussi à
configurer l'instance Cloud SQL, vous verrez une note s'afficher.
Créer une instance Cloud SQL
Tâche 6 : Créer une base de données et une table Cloud SQL
Se connecter à l'instance Cloud SQL
Maintenant que vous avez une instance Cloud SQL opérationnelle, créez-y une
base de données à l'aide de la ligne de commande Cloud Shell.
-
Sur la page Cloud SQL de votre instance nommée my-demo,
faites défiler la page jusqu'à la section
Se connecter à cette instance, puis cliquez sur
Ouvrir Cloud Shell.
-
Lorsque vous y êtes invité, cliquez sur Continuer, puis
sur Autoriser.
-
Exécutez la commande préremplie afin de vous connecter à l'instance SQL,
en remplaçant my-demo si vous avez attribué un autre nom à
l'instance :
gcloud sql connect my-demo --user=root --quiet
Remarque : La connexion à l'instance peut prendre une minute.
Si vous recevez le message "Échec de l'opération, car une autre était déjà en
cours", vous devez attendre que la création de l'instance SQL soit terminée,
puis réessayer de vous connecter.
-
Lorsque vous y êtes invité, saisissez le mot de passe racine que vous avez
défini pour l'instance : ChangeMe1!
Remarque : Le curseur ne se déplace pas.
Vous devriez obtenir un résultat semblable à celui-ci :
Welcome to the MySQL monitor. Commands end with ; or \g. Your MySQL connection
id is 113 Server version: 8.0.43-google (Google) Copyright (c) 2000, 2026,
Oracle and/or its affiliates. Oracle is a registered trademark of Oracle
Corporation and/or its affiliates. Other names may be trademarks of their
respective owners. Type 'help;' or '\h' for help. Type '\c' to clear the
current input statement. mysql>
Créer une base de données
Bien que les instances Cloud SQL comprennent des bases de données
préconfigurées, vous allez créer votre propre base de données afin de stocker
les données relatives aux vélos en libre-service à Londres.
-
Exécutez la commande suivante dans l'invite de commande du serveur MySQL
pour créer une base de données appelée
bike :
CREATE DATABASE bike;
Vous devez obtenir le résultat suivant :
Query OK, 1 row affected (0.05 sec) mysql>
Tester la tâche terminée
Cliquez sur Vérifier ma progression pour valider la tâche
exécutée. Si vous avez réussi à créer une base de données dans l'instance
Cloud SQL, vous verrez une note s'afficher.
Créer une base de données
Créer une table
-
Créez une table au sein de la base de données "bike" en exécutant la
commande suivante :
USE bike; CREATE TABLE london1 (start_station_name VARCHAR(255), num INT);
Cette instruction utilise le mot clé CREATE, mais inclut cette
fois-ci la clause TABLE, qui signifie que la commande doit créer
une table, et non pas une base de données. Le mot clé USE indique
la base de données à laquelle vous voulez vous connecter. Vous disposez
désormais d'une table nommée "london1" contenant deux colonnes :
"start_station_name" et "num". Le type de données
VARCHAR(255) définit une colonne dont la longueur de chaîne est
variable, pouvant contenir jusqu'à 255 caractères. Le mot clé
INT indique que la colonne doit contenir des nombres entiers.
-
Créez une autre table, nommée "london2", en exécutant la commande suivante :
USE bike; CREATE TABLE london2 (end_station_name VARCHAR(255), num INT);
-
Vérifiez maintenant que les tables vides ont été créées. Exécutez les
commandes suivantes dans l'invite de commande du serveur MySQL :
SELECT * FROM london1; SELECT * FROM london2;
Vous devez obtenir le résultat suivant pour les deux commandes :
Empty set (0.04 sec)
La mention "empty set" (ensemble vide) s'affiche, car vous n'avez encore
chargé aucune donnée.
Laissez Cloud Shell ouvert et passez à la tâche suivante.
Tâche 7 : Importer des fichiers CSV dans des tables
Revenez maintenant à la console Cloud SQL. Vous allez à présent importer les
fichiers CSV start_station_name et
end_station_name dans les tables "london1" et "london2" que vous
venez de créer.
-
Sur la page de votre instance Cloud SQL, cliquez sur
Importer.
-
Sélectionnez CSV comme format de fichier.
-
Dans le champ du fichier Cloud Storage, cliquez sur
Parcourir, puis sur la flèche à côté du nom du bucket, et
pour finir sur start_station_data.csv. Ensuite, cliquez sur
Sélectionner.
-
Sélectionnez la base de données bike et indiquez
london1 comme table.
-
Cliquez sur Importer.
-
Répétez les étapes 1 à 5 pour importer l'autre fichier CSV
end_station_data.csv dans la table de base de données
bike nommée london2.
Les deux fichiers CSV devraient désormais avoir été importés dans des tables
de la base de données bike.
-
Revenez à la session Cloud Shell et exécutez la commande suivante dans
l'invite de commande du serveur MySQL pour inspecter le contenu de la table
london1 :
SELECT * FROM london1;
La commande doit renvoyer 955 lignes de résultats, chacune correspondant à un
nom de station unique.
-
Exécutez la commande suivante pour vous assurer que la table
london2 a bien été remplie :
SELECT * FROM london2;
La commande doit renvoyer 959 lignes de résultats, chacune correspondant à un
nom de station unique.
Tâche 8 : Exécuter des requêtes de données dans Cloud SQL
Mot clé DELETE
Voici quelques autres mots clés SQL permettant de gérer des données plus
facilement. Le premier est le mot clé DELETE.
-
Exécutez les commandes suivantes sur la session MySQL pour supprimer la
première ligne des tables "london1" et "london2" :
DELETE FROM london1 WHERE num=0; DELETE FROM london2 WHERE num=0;
Vous devez obtenir le résultat suivant après exécution des deux commandes :
Query OK, 1 row affected (0.04 sec)
Les lignes qui contenaient les en-têtes de colonnes dans les fichiers CSV ont
été supprimées. Le mot clé DELETE ne supprime pas la première
ligne du fichier en soi, mais toutes les lignes de la table dont le
nom de colonne (ici "num") contient une valeur spécifiée (ici "0"). Si vous
exécutez les requêtes SELECT * FROM london1; et
SELECT * FROM london2; et que vous faites défiler la page jusqu'à
atteindre le haut de la table, vous constaterez que ces lignes n'existent
plus.
Mot clé INSERT INTO
Vous pouvez également insérer des valeurs dans des tables à l'aide du mot clé
INSERT INTO.
-
Exécutez la commande suivante pour insérer une nouvelle ligne dans la table
"london1", qui définit
start_station_name sur "test
destination" et num sur "1" :
INSERT INTO london1 (start_station_name, num) VALUES ("test destination", 1);
Le mot clé INSERT INTO nécessite d'indiquer une table (london1).
Il crée une nouvelle ligne contenant les colonnes spécifiées par les termes de
la première parenthèse (ici, "start_station_name" et "num"). Les éléments
indiqués après la clause "VALUES" sont insérés en tant que valeurs dans la
nouvelle ligne.
Vous devez obtenir le résultat suivant :
Query OK, 1 row affected (0.05 sec)
Si vous exécutez la requête SELECT * FROM london1;, une nouvelle
ligne s'affiche au bas de la table "london1".
Mot clé UNION
Le dernier mot clé SQL que nous allons apprendre à utiliser est
UNION. Ce mot clé combine les résultats de plusieurs requêtes
SELECT en un seul ensemble. Vous utiliserez
UNION pour associer les sous-ensembles des tables "london1" et
"london2".
La requête en chaîne suivante récupère des données spécifiques des deux tables
et les associe à l'aide de l'opérateur UNION.
-
Exécutez la commande suivante dans l'invite de commande du serveur MySQL :
SELECT start_station_name AS top_stations, num FROM london1 WHERE num>100000
UNION SELECT end_station_name, num FROM london2 WHERE num>100000 ORDER BY
top_stations DESC;
La première requête SELECT sélectionne les deux colonnes de la
table "london1" et crée un alias pour "start_station_name", qui prend alors le
nom de "top_stations". Le mot clé WHERE permet de récupérer
uniquement le nom des stations de vélos en libre-service où sont retirés plus
de 100 000 vélos.
La seconde requête SELECT sélectionne les deux colonnes de la
table "london2", et le mot clé WHERE permet de récupérer
uniquement le nom des stations de vélos en libre-service où sont déposés plus
de 100 000 vélos.
Le mot clé UNION situé entre les deux requêtes associe leurs
résultats en combinant les données des tables "london1" et "london2". Du fait
de l'association des tables "london1" et "london2", les valeurs des colonnes
qui prévalent sont "top_stations" et "num".
Le mot clé ORDER BY trie la table finale associée en classant les
valeurs de la colonne "top_stations" par ordre alphabétique et décroissant.
Exemple de résultat (les vôtres peuvent être différents) :
Comme vous pouvez le constater, 13 stations sur 14 constituent à la fois le
principal lieu de retrait et de dépôt des vélos en libre-service. Ces quelques
mots clés SQL de base vous ont permis d'interroger un ensemble de données de
taille conséquente, qui vous a renvoyé des points de données ainsi que des
réponses à des questions spécifiques.
Félicitations !
Dans cet atelier, vous avez découvert les principes de base du langage SQL.
Vous avez également appris à appliquer des mots clés et à exécuter des
requêtes dans BigQuery et CloudSQL. Vous avez découvert les principaux
concepts concernant les projets, les bases de données et les tables. Vous vous
êtes entraîné à utiliser les mots clés permettant de manipuler et de modifier
des données. Vous avez appris à lire des données dans BigQuery et vous êtes
entraîné à exécuter des requêtes sur des tables. Vous avez appris à créer des
instances dans Cloud SQL et vous avez découvert comment transférer des
sous-ensembles de données vers des tables contenues dans des bases de données.
Vous avez associé et exécuté des requêtes dans Cloud SQL et vous êtes parvenu
à des conclusions intéressantes sur les stations de retrait et de dépôt de
vélos en libre-service à Londres.
Étapes suivantes et informations supplémentaires
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Dernière mise à jour du manuel : 19 mars 2026
Dernier test de l'atelier : 19 mars 2026
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